Avant de les comparer, il faut comprendre un point essentiel :
dans les deux cas, vous créez une société.

Et une société a un objectif majeur : protéger votre patrimoine personnel.

Concrètement, en cas de difficultés ou de faillite, votre responsabilité est en principe limitée à vos apports.
Vos biens personnels sont donc, sauf exceptions (cautions, fautes de gestion…), protégés.

C’est un socle fondamental.
Le choix entre SARL et SAS intervient ensuite, dans la manière d’organiser, de piloter et d’optimiser votre activité.

SARL ou SAS - Cabinet Lecocq - Comptabilité et patrimoine - Beuvry - Hauts-de-France

Derrière ces deux formes juridiques, il y a deux philosophies.

Le point clé : votre rémunération.

C’est souvent ici que le choix se joue.

En SARL (gérant majoritaire)

  • Statut : travailleur non salarié (TNS), pas de fiche de paie.
  • Charges sociales : plus faibles (environ 42 %)
  • Protection sociale : plus limitée (calculée sur 3 dernières années)

Optimisation intéressante si vous souhaitez maximiser votre revenu net.

En SAS (président)

  • Statut : assimilé salarié, avec fiche de paie
  • Charges sociales : plus élevées (environ 80 %)
  • Protection sociale : plus complète (calculée sur 3 derniers mois)

Pertinent si vous recherchez une couverture sociale plus sécurisante et que vous n’avez pas besoin de vous rémunérer sur cette activité.

SARL ou SAS - Cabinet Lecocq - Comptabilité et patrimoine - Beuvry - Hauts-de-France

Sur le plan fiscal, SARL ou SAS, les deux sont proches :

  • Impôt sur les sociétés par défaut
  • Possibilité d’opter pour l’impôt sur le revenu

La vraie différence ne se situe pas ici.

Elle se situe dans la manière dont vous vous rémunérez
(salaire, dividendes, arbitrages sociaux et fiscaux).

Dividendes : ce qu’il faut comprendre

  • En SARL, une large partie des dividendes est soumise aux cotisations sociales d’environ 42 %
  • En SAS, les dividendes sont exonérés donc pas de cotisations sociales

Ce point peut changer radicalement la stratégie de rémunération.

La SAS devient réellement pertinente à condition de pouvoir faire un équilibre entre salaire et dividendes.

Pourquoi ?
Parce que le salaire permet de bénéficier d’une protection sociale complète.
Et ensuite, les dividendes viennent en complément, pour optimiser la rémunération globale.

Autrement dit :
On accepte des cotisations plus élevées sur le salaire, mais on conserve une capacité d’optimisation via des dividendes non chargés socialement.

C’est cet équilibre entre salaire et dividendes qui fait toute la force de la SAS à condition d’avoir le niveau de rentabilité suffisant pour le mettre en place.

C’est exactement le genre de question que nous abordons avec vous en rendez-vous.

Et si vous voulez aller plus loin...

Cabinet Lecocq – expert-comptable à Beuvry (Pas-de-Calais)

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